"Un MAÇON est obligé par sa Tenure d'obéir à la Loi morale et s'il comprend bien l'Art, il ne sera jamais un Athée stupide, ni un Libertin irréligieux.
Mais, quoique dans les Temps anciens les Maçons fussent astreints dans chaque pays d'appartenir à la Religion de ce Pays ou de cette Nation, quelle qu'elle fût, il est cependant considéré maintenant comme plus expédient de les soumettre seulement à cette Religion que tous les hommes acceptent, laissant à chacun son opinion particulière, et qui consiste à être des Hommes bons et loyaux ou Hommes d'Honneur et de Probité, quelles que soient les Dénominations ou Croyances qui puissent les distinguer; ainsi, la Maçonnerie devient le Centre d'Union et le Moyen de nouer une véritable Amitié parmi des Personnes qui eussent dû demeurer perpétuellement Éloignées."
Dès l'origine et depuis sa fondation au XVIIIème siècle, le Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm eut comme vocation d'avoir une vision différente de la Franc-Maçonnerie Traditionnelle, c'est-à-dire qu’il ne se réclamait ni de la Grande Loge Unie d'Angleterre, première structure Maçonnique constituée en Angleterre, ni des Obédiences françaises humanistes.
La différence n'était pourtant pas telle que certains pourraient le croire d'ordre social, puisque d'un point de vue exotérique la finalité de la Franc-Maçonnerie est d'évidence celle-là, mais plutôt sous l'aspect Esotérique et Hermétique car les hommes et les femmes qui la composaient entrèrent sur le chemin de la Connaissance interne, de celle du Divin, que nous nommons indifféremment « Grand Architecte de l’Univers » ou « Architecte des Mondes », de l'énergie créatrice ou tout simplement de Dieu, suivant les croyances des uns et des autres. Les Francs-Maçons était en ce temps-là avant tout des Initiés.
Cette destination du Rite affirmée par tous ceux et celles qui furent à sa tête ou qui en firent partie tels que le Comte de Cagliostro, Joseph Garibaldi, Papus, Teder, Jules Lagrèze, et plus proches de nous, Robert Ambelain, Jules Boucher, Robert Amadou, la liste est longue, perdure aujourd’hui.
Les désirs personnels, les envies, les soifs de reconnaissance surtout, ont toutefois amené le Rite à s'éloigner de cette destination depuis une trentaine d'années, malgré le souhait manifesté par des Francs-Maçons, souvent très Hauts-Gradés, de maintenir intacte cette Tradition et les raisons pour lesquelles le Rite fut constitué au milieu du dix-huitième siècle.
Il est actuellement, et grâce aux difficultés qu’il a vécu, en pleine renaissance, comme un Phenix ressuscité, et la Grande Loge Française de Memphis-Misraïm, Obédience-Mère de ce Rite depuis 1963, date de sa fondation, porte cette envie à travers tous ses membres.
Il n’en demeure pas moins que quelques structures encore existantes en France n'ont comme seul recours que de vivre en petite autarcie, ou de se fondre dans la masse de référence en cherchant à souscrire des accords avec les grands navires obédientiels. Les reconnaissances sont évidemment une garantie de quiétude pour tous les Francs-Maçons, mais elles ne doivent en aucun cas prendre sur les particularismes qui sont les nôtres et révèlent le sens véritable du terme Initiatique, car notre Franc-Maçonnerie égyptienne pourrait perdre sa vraie substance en épousant les critères certaines instances, fussent-ils légitimes.
Aussi il nous semble urgent de rassembler ce qui est épars en rendant au Rite sa destination première, celle de transmettre aux Sœurs et Frères l’Hermétisme dont il est porteur par ses Rituels, les dépôts et les Patentes reçues, et ainsi de se reposer sur les connaissances des Patriarches du Souverain Conseil des Sages pour lesquels l'Esotérisme, l'Occultisme, l'Hermétisme ne sont pas de vains mots aux fins de maintenir la destinée de la GRANDE LOGE FRANCAISE DE MEMPHIS-MISRAÏM
Depuis son origine le Rite de Memphis-Misraïm a abrité de grands Occultistes, des écrivains de renom de l'ésotérisme, aussi leur héritage doit être transmis à nos membres afin de solidifier plus encore la verticalité maçonnique de tradition de ce qui n'aurait jamais dû cesser d’être. Nos adhérents savent qu’il est un temps pour la réflexion, un autre pour le travail spéculatif, mais voici venu celui du partage avec le Rite, il est à la place qui est la sienne, celle plus opérative d’un veilleur du Temple Intérieur de chacun.
En vous remerciant sincèrement de l’aide fraternelle que vous apporterez pour la sauvegarde de nos traditions multiséculaires, nous vous prions, chères Sœurs et Frères, chers amis et futurs membres désireux d’entrer en ces voies merveilleuses, de recevoir nos sentiments les plus fraternels.
Pour le Souverain Sanctuaire de l’Ordre en l’an 000 000 000 de la Vraie Lumière :
Le Passé Grand Maître Général Gérard Lovat
Les membres supérieurs de l'Ordre sont aussi et surtout les détenteurs d'une Transmission qui perdure et qu’ils souhaitent maintenir intacte sans la dénaturer par la volonté de quiconque, aussi sont-ils très attentifs à ce que la colonne vertébrale de la Grande Loge Française de Memphis-Misraïm, ses Grandes Constitutions et Règlements Généraux, soient toujours respectés.
Ils sont Patriarches Grands Gardiens et à ce titre responsables de ce qui sera fait dans l'intérêt de l’intégralité de la structure, aussi leur domaine de compétence Maçonnique est sans limite.
La fonction essentielle concerne l'aspect Initiatique que garde le Souverain Conseil des Sages Général. Il est ainsi détenteur des Grades ultimes du Rite qui sont:
Ces transmissions sont réservées à ceux pour qui la Franc-Maçonnerie n'est pas simplement une école de pensée, ni même un chemin Initiatique, mais bien une Voie Vivante dans laquelle la communication peut s'établir. Elles sont d'ailleurs soumises à un vrai travail opératif et personnel pour devenir efficientes.
La Grande Loge Française de Memphis-Misraïm doit conserver et transmettre ses dépôts aux membres de chacune des Loges afin que la Vérité, dénuée de toute manipulation idéologique, puisse régner. Aussi, les « Patriarches Grands Gardiens » ont-ils à cœur de se pencher sur ce travail et tentent de l'accomplir du mieux possible, n'hésitant pas à se rendre dans les bibliothèques (B.N., B. D. L., Arsenal, Avignon, Venise, Naples, etc…) afin d'aller chercher ce qui enrichira la Grande Loge Française de Memphis-Misraïm.
Ils doivent faire publier à l'attention des membres des diverses associations cotisantes le résultat de leurs investigations. A cet effet deux Loges dites de « Recherche », qui auparavant travaillaient sous l’autorité du Conseil de l’Ordre (Trois premiers degrés), qui se nomment « Papus » pour celle itinérante de métropole et « Sokaris » sur l’Ile de la Réunion, sont désormais attachées au Souverain Conseil des Sages Général (Il peut toutefois y avoir une délégation auprès d’un Conseil des Sages National selon la création d’une supplémentaire et suivant le pays concerné). Elles acceptent tous les Maîtres désireux d'y participer, mais restent restreintes en nombre de membres actifs (20). Ce travail méticuleux est indispensable pour lier l'avenir au présent et ainsi préparer en connaissance l’avenir de l’Obédience.
Le Souverain Conseil des Sages Général est l'étage ultime Grande Loge Française de Memphis-Misraïm, recèle en lui l'essentiel des rituels pratiqués. Il est le détenteur de tous les Grades Hermétiques qui ouvrent une vision opérative sur la voie Initiatique.
Il se distingue des autres étages de la pyramide par sa fonction particulière, plus axée sur l’essence du Rite et la sauvegarde de ses fondements, la recherche des transmissions et spécificités.
Si les premiers degrés de la Franc-Maçonnerie Universelle font référence au Symbolisme des Outils et le Suprême Conseil comme il a été dit à l'aspect Philosophique, le Souverain Conseil des Sages Général possède dans ses dépôts des Rituels Oraculaires issus de l'Ancienne Egypte et d'autres tels les « Tergum » (voir Tergum ) donnant une vision plus globale de la Création.
Si la Franc-Maçonnerie la plus connue est celle que nous qualifions communément de Symbolique (trois premiers Degrés), elle n'est pas la plus importante en matière d'Enseignement Esotérique.
Il en est une autre que nous appelons Philosophique. Cette Maçonnerie est très différente de la précédente parce qu'elle incite l'esprit à voir une notion de verticalité, de communion avec les Grands Principes Universels, source de tout enseignement traditionnel. Là, il n'est plus question de Symbolique des Outils tels que le Compas, l'Equerre ou encore la Règle, mais bien de se pencher sur des messages issus des Sciences dites Sacrées comme l'Alchimie ou encore la Kabbale. Tout cela évidemment dans le but de comprendre pourquoi ces « Arts » ont défié le temps et nous sont parvenus. Toutefois il n’est pas question de travailler opérativement mais bien de comprendre les Arcanes de ces Sciences. D'autres notions de construction de l'Homme paraissent essentielles parce que destinées à continuer l'œuvre de purification de chacun des cherchants, à savoir les notions de Devoir, de Conscience, de Travail ou encore de Surveillance. Et ce vaste amalgame des Transmissions Initiatiques accompagnées des règles d'éthique indispensables à leur compréhension emmène le Franc-Maçon aux questions existentielles qui préoccupèrent les philosophes de tous les temps et que nous connaissons au nombre de trois:
Les solutions paraissent difficiles tant elles dépassent notre entendement; la Philosophie n'est-elle pas aussi et surtout l'Art de poser des questions au mieux et avec le moins d'erreurs possibles, quant à la réponse... ?
Le Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm pose certains principes qui sont la croyance en une Réalité Immanente et en la Pérennité de l'Ame. Si un profane devait répondre par la négative à ces deux conditions obligatoires, les portes de notre Philosophie, de notre enseignement, lui seraient fermées, cela en prévision de son devenir dans notre hiérarchie, car la destination première de la Grande Loge Française de Memphis-Misraïm est de donner à ceux qui en manifestent le désir la possibilité d'aller à la rencontre de ces questions fondamentales, par des moyens qui lui sont propres.
Cette série de « Hauts-Grades » est cousine de ceux des autres Obédiences qui se réfèrent à « l'Ecossisme », mais elle est particulière puisque certains Grades ne sont pratiqués que chez nous, tels celui de Chevalier du Temple ( nous le retrouvons d'une façon différente au Régime Ecossais Rectifié mais la finalité est la même ) ou encore Chevalier du Soleil.
Afin de susciter la curiosité de certains nous soulignerons que le caractère chevaleresque n'est effectif qu'à compter du dix-huitième Grade, pour en disparaître définitivement au trente-deuxième.
Le Conseil de l’Ordre est composé d’un Président nommé par le Grand Maître National suivant les circonstances. La Tradition du Rite veut que le Président soit issu du Souverain Sanctuaire National et donc titulaire des Grades Hermétiques, mais par souci d’équité la décision fut prise de proposer un Frère ou une Sœur sous la réserve de son appartenance à l’un des Ateliers du Suprême Conseil, ce qui permettra d’avoir une vision déjà un peu plus complète de la structure de la Grande Loge Française de Memphis-Misraïm.
Le Président, dès sa prise de fonction, constitue un Collège de Grands Officiers au nombre variable (en général de douze à vingt membres) pour s’occuper des affaires internes des Loges travaillant aux Degré symboliques. Tous les membres du Conseil devront être attachés aux liens du Rite, ne pas appartenir à une autre Obédience et accomplir leur tâche durant les trois années de leur mandat, reconductible moyennant une carence de deux années.
A la suite du travail administratif, la fonction importante suivante sera d’établir, maintenir et fortifier les relations avec les Obédiences nationales, participer à leurs Conventions respectives. Ils auront également la charge de visiter régulièrement les Ateliers de leur juridiction. Les Loges et Ateliers du Rite travaillent de concert avec le Conseil de l’Ordre, lequel met à leur disposition tous les moyens propres au bien-être de nos membres.
Enfin il est établi entre le Conseil de l’Ordre et le Souverain Sanctuaire concerné un rapport de travail étroit, manifesté par des rencontres, des comptes-rendus et des visions communes. Par tradition le Président du Conseil de l’Ordre est de fait le Président de la Convention annuelle de l’Obédience qui a lieu au mois de juin de chaque année.
Il y a dans toute organisation Maçonnique au moins deux étages totalement distincts, que l'on considère souvent à tort comme indépendants l'un de l'autre. Il n'en fut d'ailleurs pas ainsi dans le passé puisque l'essentiel des Travaux se déroulaient en général dans les Grades dits « supérieurs », c'est-à-dire au-delà des trois premiers Degrés, Apprenti, Compagnon et Maître.
Le Suprême Conseil est l'organe directeur du quatrième au trente-troisième Grade, s'occupant du fonctionnement des Ateliers situés sous son autorité.
Il est composé de deux entités qu'il est nécessaire de ne pas confondre:
Le Président de droit du Suprême Conseil est le Très Puissant Souverain Grand Commandeur, Président du Souverain Conseil des Sages Général.
Il délègue parfois cette fonction à un membre du Souverain Conseil des Sages qui porte dès lors le titre de Lieutenant Grand Commandeur. En outre, le Suprême Conseil reçoit une délégation et une Patente de fonctionnement de cet organe directeur, sans lesquels ni le Suprême Conseil, ni le Conseil de l’Ordre en charge des Loges des trois premiers Degrés, ne pourraient œuvrer dans l'esprit et la légalité Constitutionnelle du Rite.
Le Suprême Conseil est constitué de trois classes particulières, très différentes les unes des autres qui sont:
Nous avons également un particularisme attaché au Rite qui est le suivant :
En certaines circonstances particulières le Suprême Conseil peut décider la création d’une Loge dite « Chapitrale » couvrant les Grades du 4ème au 18ème inclus. Cette décision est soumise à l’approbation du Souverain Conseil des Sages du pays concerné.
Ces structures sont totalement indépendantes les unes des autres et les membres ne peuvent y travailler que s'ils y sont appelés.
Le Souverain Conseil des Sages Général est le métronome du Rite, il se positionne essentiellement comme un régulateur.
C’est par cet organe que sont transmises les spécificités du Rite, après la Franc-Maçonnerie Symbolique puis Philosophique, auprès de membres méritants afin qu’ils reçoivent des Outils, des Rituels (souvent Unitaires), pour leur permettre par un travail minutieux et constant de passer du successivement du Symbole à l’Idée pour parvenir à l’Opérativité, c’est-à-dire à la mise en action de tout ce qui leur fut enseigné auparavant.
Les membres des différents Conseils des Sages sont des Hommes et des Femmes qui ont débuté leur mutation intérieure par la pratique, ce qui révèle une obligation :
Personne ne peut avoir accès à ces connaissances sans avoir fourni un travail Hermétique avéré et suivi pour preuve de leur sincérité avant d’être appelés à la charge de Gardiens du Rite au sein du Conseil des Sages National.
Telle est la raison fondamentale de ce troisième volet de notre Franc-Maçonnerie Egyptienne.
Par ailleurs il est chargé de rassembler les représentants des divers pays ou sont constitués des Conseils des Sages Nationaux, en les appelant dans ses réunions. Un membre une fois son entrée votée siège de manière permanente, il est inamovible sauf forfait à l’honneur ou action profane ou Maçonnique néfastes d’une extrême gravité.
Toutes les décisions portent sur la protection et le bien-être des membres par un apport, certes administratif comme la rédaction et la modification des Rituels pratiqués, la conservation de toutes les Patentes et dépôts du Rite ou encore la mise à jour des Grandes Constitutions et Règlements Généraux, mais, son rôle le plus important est de diffuser à toutes et tous l’esprit de la Franc-Maçonnerie Egyptienne, de permettre aussi à chacun l’accès aux domaines qui lui sont chers et dans lesquels il souhaite se pencher et cela grâce aux particularismes de la structure.
Il ne peut y avoir aucune modification de Rituels, de Grandes Constitutions ou de tout autre acte portant sur la vie du Rite, sans accord du Souverain Conseil des Sages Général, une fois l’an.
Enfin il a la charge de la surveillance des divers Conseils des Sages Nationaux pour qu’aucune dérive n’altère l’essence du Rite.
Il convient également de dire que le Grand Maître Général n’est que le reflet des membres permanents, lesquels votent à l’unanimité et sans débat toutes les propositions. Un seul vote négatif annule la proposition faite.
Le Souverain Conseil des Sages Général se réunit au moment de l’équinoxe de printemps, en général le temps d’un week-end.
Il existe un Conseil des Sages National par pays où se trouve la Grande Loge Française de Memphis-Misraïm. Il est créé légalement par un Aréopage de Patriarches Gardiens du Rite. Le Conseil des Sages National est constitué en mixité comme le Souverain Conseil des Sages Général.
Rien ne peut être construit dans un pays sans que le haut de la pyramide ne préside à cette élaboration car ne l'oublions pas, il s'agit là d'Hermétisme, de Philosophie, de Symbolisme dans cet ordre. En ce sens la Grande Loge Française de Memphis-Misraïm se distingue des autres structures Maçonniques qui généralement commencent par établir des Loges aux trois premiers Degrés avant de constituer leur organe Initiatique supérieur.
Le Conseil des Sages est l'organe directeur, sur le plan Initiatique, Symbolique et Traditionnel de toute la pyramide du pays. Il est composé de « Patriarches Grands Gardiens » qui sont les défenseurs des Grandes Constitutions et Règlements Généraux de l'Ordre édictés par le Souverain Conseil des Sages Général.
Ils sont en outre des veilleurs face aux dérives susceptibles d'intervenir dans le déroulement des Travaux, l'axe pris par les dirigeants des structures sous son autorité, Suprême Conseil et Grande Loge Symbolique. Le Conseil des Sages National est également la Cour de Cassation devant des litiges graves non résolus concernant les membres (Justice Maçonnique).
Il est composé de neuf membres au maximum, choisis pour leur attachement au Rite, aux Grandes Constitutions et Règlements Généraux et leur ancienneté. Une fois appelés les membres sont inamovibles sauf en cas de départ volontaire ou d 'exclusion pour cause grave. Ils sont remplacés à ce moment par des Sœurs ou des Frères titulaires de Grades semblables suivant unanimité des présents.
Le Conseil des Sages National est établi de la même façon pour chacun des pays :
Le Président porte le nom de « Très Puissant Souverain Grand Commandeur , Grand Maître National » ;
Un Secrétaire chargé à la fois de la correspondance entre chacun des membres et avec le Souverain Conseil des Sages Général ;
Un Trésorier pour subvenir aux besoins de la structure, chargé également de payer les dépenses de tirés à part, publications, susceptibles d'être envoyés aux structures dépendant de son autorité ;
Le Conseil des Sages National donne enfin Patente de fonctionnement au Suprême Conseil pour les Grades Philosophiques et au Conseil de l’Ordre en charge des trois premiers Degrés, lesquels ne peuvent fonctionner légalement sans ces documents. Ces corps constitués restent sous l'autorité totale du Conseil des Sages National.
Le Président doit réunir au moins une fois par an le Conseil des Sages National, en général le dernier week-end du mois d'octobre, afin de préparer l'année à venir en donnant les axes de recherche que le Souverain Conseil des Sages Général abordera. Le Conseil des Sages National peut être convoqué à la demande de l'un de ses membres si la raison est essentielle, faute de quoi un quorum est nécessaire.
La Grande Loge Française de Memphis-Misraïm a été fondée dans sa forme actuelle en 1963 par le S⸫G⸫M⸫G⸫ Robert Ambelain après qu'il eût reçu les transmissions de ses prédécesseurs Georges Bogé de Lagrèze et Charles-Henry Dupont.
Dès ce moment et dans un désir de créer une Franc-Maçonnerie très axée sur la tradition des Anciens Mystères, il s'entoura de Frères qui comme lui désiraient conserver un aspect Initiatique empreint d'Occultisme et de Sciences Sacrées (C.F. Voir rubrique Travaux Opératifs). A cette fin il privilégia le sérieux dans le travail au détriment du nombre en donnant à qui pouvait les recevoir toutes les Initiations dont il était en possession.
En 1985, après vingt-cinq années passées à la tête de l'Obédience et avoir ouvert le Rite dans d'autres pays francophones, il transmit la Grande Maîtrise Internationale à Gérard Kloppel qui lui eût le désir d'un développement important de la structure tant au plan national qu'international.
En effet, lors du deux-centième anniversaire de Misraïm, en 1988, l'Obédience avait doublé, seulement trois années après la prise de fonction de ce dernier. Et comme tout géant aux pieds d'argile, ce développement contribua à en affaiblir les fondements.
Il convient toutefois de préciser qu'en aucun cas les principes fondamentaux du Rite n’en subirent les conséquences. Seul le désir malsain de ceux qui n'ont peut-être pas compris où se trouvait l'essentiel pour se préoccuper de l'accessoire, en fût la cause.
Quel est le constat ? La Grande Loge Française de Memphis-Misraïm a connu bien des turbulences aussi bien sur le territoire national, que dans les départements d'Outre-mer, Antilles / Guyane / Réunion, à la suite de querelles intestines pour tenter de s'arroger un pouvoir illusoire. Elle conserve toutefois la place qui est la sienne dans le concert national et international par les Traités d'Amitié qu'elle a contracté avec les autres puissances Maçonniques, sa précédente adhésion au CLIPSAS (organe qui regroupe diverses obédiences internationales) dont notre Convent de 2025 E⸫V⸫ a suspendu à l’unanimité des Loges votantes notre participation à la suite de malversations, et reprend le chemin de la Tradition Hermétique, héritière des Maîtres passés tels que Cagliostro, Garibaldi ou encore Papus, anciens Grands Maîtres de l'Ordre (C.F. Voir Grands Maîtres Nationaux et Général). Pour la petite histoire, des auteurs tels que René Guénon, Eliphas Levy, Jules Boucher, Robert Amadou, la liste n'est pas exhaustive, ont travaillé sous le Palmier d'Egypte et en nos murs ont souvent été Initiés aux Mystères de l'Ancienne Egypte.
La Grande Loge Française de Memphis-Misraïm reste un creuset pour les cherchants en matière de Symbolisme, de travail Esotérique et les Temples sont fréquentés assidument par des Sœurs et Frères issus d'autres Obédiences, souhaitant acquérir certaines Initiations spécifiques.
Le Convent, c’est-à-dire la réunion annuelle de nos Loges, se tient traditionnellement le troisième week-end du mois de juin de chaque année à Paris. Telles sont nos finalités.
Né le 02 septembre 1907 (10h20), Robert Ambelain était homme de lettres et historien, membre sociétaire des gens de Lettres, de l'association des Ecrivains de Langue Française « mer-outremer », de l'Académie Nationale d'Histoire, de l'Académie des Sciences de Rome (section littéraire).
Sa carrière Maçonnique commence à la veille de la seconde guerre mondiale. Il est reçu Apprenti le 26 mars 1939 à la Loge « la Jérusalem des Vallées Egyptiennes » au Rite de Memphis-Misraïm sous la protection de son parrain Constant Chevillon, plus tard lâchement torturé et abattu par la Milice de Vichy.
Il est reçu Compagnon puis Maître le 24 juin 1941 et est alors chargé par C. Savoire, R. Wibaux, R. Crampon et G. Bogé de Lagrèze, hauts dignitaires du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm, du Rite Ecossais Ancien et Accepté, du Rite Ecossais Rectifié, de maintenir le Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm dans la clandestinité. Pour ce faire, il constitue avec des membres de diverses Obédiences ralliées à la résistance Maçonnique, la Loge « Alexandrie d'Egypte », puis son Chapitre.
Il reçoit pendant cette période de l'occupation tous les degrés du Rite Ecossais Ancien et Accepté jusqu'au 33ème Degré inclus, tous ceux du Rite Ecossais Rectifié (Y compris ceux de l'Ordre Intérieur: C.B.C.S., Profès, Grand Profès), tous les Grades du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm jusqu'au 95ème inclus.
C'est chez lui, 12 Square du Limousin à Paris, que continueront à se dérouler les réunions clandestines de la Loge. Parmi les fidèles et ceux qui disparurent, figurent André Bastien, Robert Amadou, Jules Boucher.
Outre son appartenance au Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm, il était C.B.C.S. ( Eques A Reconciliationne), Martiniste et Martinéziste, Réau+Croix. Un de ses " nomen " les plus connus est « Aurifer ».
Remarquons que son nom est l'anagramme d'un manuscrit du XVIIème siècle, « la Magie Sacrée d'Abramelin le Mage », qu'il transcrit avec la caution du Suprême Conseil de l'Ordre Kabbalistique de la Rose+Croix, en 1959.
Par ailleurs, Robert Ambelain a été l'un des seuls, par l'intermédiaire de Georges Lagrèze, qui la tenait lui-même des milieux Coptes du Caire, à recevoir la Transmission Initiatique des techniques de la « Voie Intérieure », plus connue sous le nom d'Alchimie Spirituelle, que seul en son temps Papus avait reçu. Cette transmission entièrement différente du Martinisme classique il décida de l'offrir aux chercheurs sincères, en la développant sans la divulguer entièrement dans son ouvrage « Alchimie Spirituelle » paru à la diffusion Scientifique.
De son appartenance à la Rose+Croix d'Orient, il fit paraître le « Sacramentaire des Rose + Croix » et son intérêt pour la Théurgie nous permet d'hériter de divers ouvrages tels que: « Le Cristal Magique », « la Kabbale Pratique », « Dans l'ombre des Cathédrales » ou encore « Adam Dieu Rouge ». « Jésus ou le mortel secret des Templiers » paru en 1970 nous met en contact avec les hérésies et les énigmes et mystères d'une histoire souvent falsifiée...
L'esprit curieux et ses qualités de chercheur méticuleux, (il passait une grande partie de son temps à la Bibliothèque Nationale, à l'Arsenal, où il découvrit des trésors initiatiques oubliés), et soucieux d'étayer ses dires par le maximum d'arguments et de documents, le guidaient.
L'essentiel de sa recherche portait sur les grands courants occultes, l'Hermétisme, la Théurgie, la Magie, ce qui lui valut d'être également Initié à la Géomancie arabe (il avait reçu la Baraka en Afrique du Nord) et chinoise. Il possédait également très bien la Science Astrologique Initiatique qui n'a rien avoir avec ce que l'on qualifie aujourd'hui d'astrologie. Il fit des « expériences », des découvertes tout au long d'une vie passée à se construire de l'intérieur, et reçut lors de ce parcours peu commun toutes les Initiations Moyennes-Orientales et Occidentales sérieuses qui nous furent transmises par-delà le temps.
Robert Ambelain fut pendant vingt-cinq années le Grand Maître Général de la Grande Loge Française de Memphis-Misraïm qu’il fonda en 1963, Patriarche de l'Eglise Gnostique Initiatique, Grand Maître de l'Ordre Martiniste, Grand Maître de l'Ordre des Elus-Cohens. Ces fonctions ont pour l'essentiel été proposées par ses pairs, car Robert Ambelain était beaucoup plus attiré par la recherche et l'élévation personnelle que par les honneurs dont il fut couvert tout le long de sa vie.
En ce sens, il fut un éveilleur sur bien des plans et fut choisi parmi ceux auxquels on confie ce qui doit perdurer. Les êtres qui l'ont côtoyé (certains travaillent encore sous son impulsion en nos Loges), comme d'autres qui ne le connaissent que par ses ouvrages, mesureront combien ils lui doivent. Il laisse à la disposition du chercheur sincère bien des joyaux à découvrir, sachant qu'au crépuscule de sa vie, les questions existentielles majeures n'avaient toujours pas trouvé de réponses et qu'à ses dires: « le chemin était plus important que le but ».
En cette fin de siècle, les rangs de nos Aînés laissent des places vides qui doivent être occupées par celles et ceux qui sauront, comme le fit Robert Ambelain, retrouver les voies des antiques Initiations et de la Tradition primordiale. S'il est un Franc-Maçon du vingtième siècle qui a gagné son salaire, Robert Ambelain est certainement celui-là.
Le Passé Grand Maître Robert Ambelain s'en est allé le 27 mai 1997 à 18H 45M (Heure légale).
" In Necis Renascor Integer... " " Dans la mort, renaître intact et pur... "
IL CONVIENT DE RAISONNER MACONNIQUEMENT
Planche de Robert Ambelain - Passé G⸫M⸫G⸫ de la G⸫L⸫F⸫M⸫M⸫.
Et d'abord, en Maçonnerie, convient-il de raisonner au lieu de s'exprimer instinctivement ? La réponse est évidemment affirmative. Rien ne saurait être retenu qui n'ait, auparavant, été soumis au contrôle de la raison. Car celle-ci retient des conclusions, alors que l'instinct n'émet que des opinions et à priori.
Or, si toutes les opinions sont respectables quand elles sont sincères, il ne s'en suit pas pour cela qu'elles soient toutes valables. Car sur dix opinions exprimées sur un sujet donné, une seule sera probablement exacte, et neuf autres seront, plus ou moins, erronées. Et l'erreur ne saurait bénéficier du même privilège que la Vérité, c'est bien évident.
Ainsi je puis soutenir la nécessité de supprimer en un Etat la police, les tribunaux ; les prisons, et cela au nom du pardon des offenses et de la miséricorde érigée en principe. Mais tant qu'il y aura des assassins, des sadiques et des voleurs, cette opinion sera totalement erronée, et le devoir de ceux qui ont la charge de l'état sera de protéger les gens paisibles contre les criminels et les antisociaux.
Concluons que toutes les opinions n'étant pas nécessairement bonnes, il importe de les passer au crible de la raison avant de conclure à leur adoption.
Et c'est justement cela que la Franc-Maçonnerie impose à tous ses membres. Aussi convient-il de définir les méthodes générales qui permettent de le faire.
Nul n'ignore que la lettre G, qui joue un si grand rôle dans notre Ordre, signifie Géométrie et Gnose, ce dernier terme signifiant Connaissance en grec.
Ainsi, la Géométrie et la Connaissance peuvent être associées. Et Pascal a raison qui nous affirme que " la Logique a emprunté ses règles à la Géométrie... " (Cf. De l'esprit de la Géométrie).
Qu'est-ce donc que la Logique ? c'est la science qui a pour objet les procédés et les formules de raisonnement en s'appliquant à distinguer le vrai du faux, l'exact de l'inexact. Elle est la première des trois sciences constituant le célèbre trivium de la scolastique médiévale, et son élément principal de travail est le syllogisme. En fait, la logique est l'expression même, structurée et vérifiée, de la raison. Mais qu'est-ce donc que la raison, cette perpétuelle raison que la Maçonnerie latine fait passer bien avant la foi de la Maçonnerie anglo-saxonne ?
La raison n'est autre que la faculté par laquelle l'homme distingue ce qui est conforme à la vérité, au bons sens, au réel. Et la raison a pour mode d'introspection la logique.
Or, cette dernière possède dans le trivium de la scolastique médiévale, trois sœurs cadettes. Ce sont :
Ainsi donc, la logique correspond à la pensée, la rhétorique à la parole, la grammaire à l'acte.
Mais qu'est-ce également que cette géométrie donc la logique tire ses formules selon Pascal ? C'est la science qui a pour objet la définition et la mesure des lignes, des surfaces, et des volumes. Et déjà une analogie évidente nous permet d'établir des correspondances entre ces deux sciences apparemment si différentes :
à la logique correspond la pensée ; à la pensée la mesure des lignes ;
à la rhétorique correspond la parole, à la parole la mesure des surfaces ;
à la grammaire correspond l'action, à l'action la mesure des volumes.
On le constate par ce parallélisme, comme il s'effectue une certaine densification du domaine de la ligne à celui du volume en passant par la surface, il s'en effectue une analogue en allant de la pensée à l'acte, et en passant par la parole, profératrice de l'intention.
C'est ce qui a permis à tant de fondateurs de religions d'établir une théorie sur le triple aspect de l'unicité divine, et le rôle médian d'un Logos, d'un Verbe, entre le Dieu suprême et le Démiurge, créateur matériel.
Nous avons tout à l'heure noté que la logique avait emprunté ses formules à la géométrie, et que son principal « argument », permettant de conclure selon la raison, était le syllogisme.
Or, le syllogisme tire sa justification mathématique du principe du Triangle rectangle et on ne saurait nier ou contredire ce qui repose sur une démonstration mathématique.
Et d'abord, qu'est-ce qu'un Triangle, car nous aurons besoin tout à l'heure de sa définition précise ? C'est une figure de la géométrie plane possédant trois côtés et trois angles. Il peut être : équilatéral, isocèle, scalène, rectangle, obtusangle, acutangle, plan et enfin sphérique, soit huit types de Triangles en tout. Mais tous doivent correspondre à la définition générale, et on ne saurait admettre aucune définition de fantaisie à son sujet.
Ainsi, il est absolument impossible de considérer comme recevable l'hypothèse qui voudrait voir un Triangle entre les deux colonnes « J » et « B », et le Carré long au centre du Temple. Car si on unit ces colonnes et le second, on obtient un hexagone irrégulier et non un Triangle.
Or, la règle du syllogisme évoquée ci-dessus, repose sur les propriétés du Triangle rectangle. Et un Triangle rectangle est un Triangle qui comporte un angle droit.
Ainsi, il est visible que notre Carré long est constitué par l'association étroite de deux Triangles rectangles, conjoints par une hypoténuse unique, commune aux deux. Et celui qui voudra sonder l'ésotérisme du développement complet de cette figure, plongera dans un domaine des plus enrichissant quant à l'occulte de la géométrie.
Mais qu'est-ce donc que ce syllogisme, formule impérative de tout raisonnement valable ?
C'est un " argument " constitué de trois affirmations, telles que la conclusion est contenue dans une des deux premières, l'autre démontrant qu'elle y est contenue. Le syllogisme s'établit donc en trois affirmations :
On constate que lorsque la majeure et la mineure sont démontrées et incontestables, la conclusion ou conséquence l'est aussi. Un exemple fera mieux comprendre le processus de tout syllogisme :
Chacune de ces affirmations étant incontestablement exacte.
Nous allons maintenant rappeler les célèbres propriétés du Triangle rectangle, que les potaches de jadis nommaient le « pont aux ânes », les cancres étant dans l'impossibilité d'en faire la démonstration !
Les voici :
« Le carré monté sur l'hypoténuse du Triangle rectangle, est égal en superficie à la somme des carrés construits sur les côtés de l'angle droit. »
On constatera l'analogie évidente entre cette règle et celle du syllogisme :
Prenons maintenant un exemple de raisonnement Maçonnique et posons une question : à quoi servent les trois Colonnes encadrant le carré long ? On peut évidemment admettre qu'elles servent à supporter la toiture du Temple, quoiqu'une quatrième Colonne s'imposerait pour éviter un porte-à-faux dangereux. Or, il n'y eut jamais, même dans les Hauts-Grades de la Maçonnerie, de quatrième Colonne dans un Temple quelconque. De plus, constatons qu'en tous les Rites Maçonniques où elles figurent, ces trois Colonnes servent à supporter des luminaires à flammes visibles, et qu'elles constituent ainsi de véritables torchères.
Posons maintenant les trois termes de notre syllogisme :
Une autre question va maintenant se profiler : pourquoi, au cours du Rituel, utilise-t-on des torchères pour matérialiser trois principes métaphysiques, à savoir :
la Sagesse, correspondant à la logique, à la pensée, et à la ligne ;
la Force, correspondant à la rhétorique, à la parole et à la surface ;
la Beauté, correspondant à la grammaire, à l'action et au volume.
La réponse va nous être encore fournie par le procédé du syllogisme :
22 Juin 1981 - St ; Jean d'Été.
Celui que l'on a appelé « le Divin Cagliostro », « le Grand Cophte », est pour le grand public, la victime d'un double reniement :
De l'Eglise Catholique et romaine et des Obédiences non spiritualistes.
Le synonyme de charlatan ou d'escroc ne lui a pas été épargné, il est ici regrettable que ceux-là mêmes qui se réclament en partie de son Initiation s'appuient sur le document rédigé en 1791 par le Père Marcella sous l'instigation du Saint Office de Rome, « la vie de Joseph Balsamo », connu sous le nom de « Comte de Cagliostro », document pour le moins partial.
Deux ouvrages sont plus intéressants, celui de Ribaudeau Dumas comportant quelques contradictions, « Cagliostro, homme de Lumière », et surtout celui de Trowbridge, « Splendeurs et Misères d'un Maître de la magie », peu connu des lecteurs de culture latine.
Joseph Balsamo est né à Palerme en 1743, fils de Pierre Balsamo et de Félicia Bracconieri. Il a été baptisé le 08 juin 1743 à l'Eglise Métropolitaine de Palerme en présence de Jean-Baptiste Barone, parrain de Joseph Basile muni d'une procuration de Vincentia Cagliostro, marraine.
Il est à noter qu'un certain Giuseppe Balsamo a existé au siècle précédent à Toulouse en 1638. Celui-ci fit de nombreuses bonnes œuvres fondées sur des connaissances alchimiques certaines.
L'église a voulu salir la renommée de l'hermétiste Cagliostro, en le dénonçant comme usurpateur post-mortem de cette identité et ainsi rendre absolument incrédule sa philosophie et son idéologie. Ce sont les Jésuites qui participèrent activement à cette œuvre, par jalousie de ce que représentait la Franc-Maçonnerie libertaire, n'ayant pu ni l'infiltrer ni la diriger.
Quelques mots sur les familles Blasant, Braconnier et Cagliostro :
La famille Balsamo était noble, certains de ses membres avaient rempli des fonctions officielles dans la gestion de la province de Sicile dans les siècles passés ;
Giacomo Balsamo en 1613 fut Marquis Della Lamina « Storaticate » de Messine à 100 kilomètres de Palerme, il reçut la principauté de Roccafiorata et fut décoré de l'Ordre espagnol de San Giacomo.
Francesco Balsamo en 1759 acheta la principauté de Castellace et fut Sénateur et Syndic de Messine. Il eut deux fils, Giuseppe Balsamo Baron de Cataffi et Gianbattista Balsamo, Marquis de Monte Fiorito administrateur en 1773.
A cette même famille appartient Giarsuallo Balsamo, Grand Prieur de Messine de l'Ordre de Malte en 1618, ainsi que plusieurs autres chevaliers de l'Ordre.
La famille Braconnieri de noblesse italienne de la région napolitaine était honorablement connue, sans pour cela qu'aucun des ancêtres n'aient eu de fonctions officielles.
La famille Cagliostro était scindée en deux à cette époque à Messine.
Giuseppe Cagliostro, oncle de Félicia, marraine, fut administrateur des biens du Prince de Villafranca et c'est lui, issu de la noblesse sicilienne, qui transmit au moment de son décès les titres, le nom et la charge à son petit neveu Joseph Balsamo qui porta dès lors le nom de Comte de Cagliostro.
En ce qui concerne ses armes, elles se composent d'un écu italien, semi-parti de clef de coupe en premier d'or à un oiseau de sable, au deuxième de gueule plein et au troisième d'azur plein, surmonté d'une couronne de Comte.
La jeunesse de Cagliostro fut mouvementée, il voyagea très tôt dans l'Europe occidentale suivant la correspondance de Borowski: « Les renseignements venus de Malte confirment l'arrivée dans cette île vers 1756, d'un prêtre sicilien accompagnant un jeune homme de 10 à 12 ans dont le signalement correspond à Cagliostro et qui voyagea ensuite avec le Chevalier d'Aquino et le Prêtre, décoré de l'Ordre de Malte en Orient ».
Joseph Balsamo, Cagliostro, aurait appris la Kabbale et les autres branches de l'Occultisme avec son précepteur et maître « Althotas » que certains prétendent être un aventurier grec ou levantin. En fait, ce pseudonyme serait celui du prêtre. En lisant la dernière puis la première syllabe du « Nomen » on obtient sala, messager, suivi de Thot, c'est-à-dire le messager de Thot, de la Sagesse.
Plus tard, devenu adulte, Joseph Balsamo Cagliostro, fit plusieurs voyages à Malte. En 1766 à vingt-trois ans il est reçu Franc-Maçon dans la Loge « Secret et Harmonie » dépendant de la Grande Loge Unie d'Angleterre.
A cette époque on note un voyage supplémentaire dans l'Ile de Malte, la date de 1767 étant portée sur un parchemin des archives de l'Ordre, et on lui proposa de devenir l'un des membres chevaliers. Il refusa et partit pour Rome accompagné du Chevalier d'Aquino qui lui s'arrêta en Sicile.
Cette date coïncide avec son retour en Italie après trois années d'absence ou l'on suppose sans preuves qu'il alla en Egypte et au Moyen-Orient.
Nous avons un témoignage de Goethe dans son « Italianische Reise », repris par Constantin Photiadés dans « les vies de Cagliostro » des voyages du Comte de Cagliostro et de son épouse Lorenza Feliciani à Malte sous le nom du Marquis Pellegrini en 1767 et 1775.
Le Chevalier d'Aquino ( son frère aîné, le Marquis de Caramico, était Grand Maître de la Maçonnerie du Royaume de Naples, ainsi que son cousin, le Prince de Sangro di Sévéro qui avait assumé cette charge en 1750 ) passait à juste titre pour un modèle de courtoisie, d'humanité et de sagesse ... et le Marquis Pellegrini, collaborateur intime du Chevalier se présentait aux Napolitains comme un Adepte merveilleusement instruit de physique, de chimie, d'anatomie, de botanique, sans parler des Sciences Occultes.
A cette époque, en 1775, tout allait donc bien pour le futur comte de Cagliostro qui enseignait la Kabbale, les Sciences Occultes et quelques rudiments de médecine.
Le Chevalier d'Aquino ainsi que Cagliostro, après avoir été initiés à « Secret et Harmonie », ont apportés les Rituels et Règlements en Italie, à Naples en 1767 ainsi que d'autres Initiations sous l'appellation « Arcana Arcanorum » et venues, semble-t-il avec certitude d'après les recherches effectuées depuis cette époque, des milieux Coptes du Caire.
Ces Transmissions sont connues aujourd'hui sous le titre de « Scala di Napoli ou Régime de Naples ».
Il fréquenta ainsi les Loges Napolitaines qui étaient interdites suivant un Décret Royal de 1751 que personne ne respectait.
En cette fin d'année 1775 le Roi voulut faire un exemple pour définitivement fermer la Franc-Maçonnerie en interpellant certains membres représentatifs dont Cagliostro, qui dès lors décida de voyager par toute l'Europe. Il partit pour Toulon-Marseille en emmenant avec lui ces transmissions qu'il diffusa également en Belgique plus tard, et arriva à Londres en 1776. Il descendit avec sa femme chez madame Juliet, Whitcombe Street N° 4. Elle leur recommanda bientôt madame Blévary, portugaise malade qui devint dame de compagnie de son épouse et monsieur Vitellini, italien, professeur et amateur de chimie, pour secrétaire. Les indiscrétions de ces deux derniers le décrivant comme un homme extraordinaire, véritable Adepte, faiseur de miracles et donneur d'argent aux nécessiteux, déclencha l'afflux à son domicile de quêteurs de tout poil. Cagliostro ferma sa porte et s'attira des inimitiés telles qu'il fut accusé de sorcellerie en 1777. Il quitta donc Londres et voyagea en Courlande, en Russie, à Strasbourg, à Lyon ou il fut fêté et honoré.
Paris le déclara innocent des accusations portées contre lui. ( En 1787, Monsieur O'Reilly, gentilhomme irlandais, publia le journal intime de Vitellini, son secrétaire ou celui-ci, pris de remords se rétracte des accusations mensongères proférées à l'encontre de son maître ).
A Mitau en Courlande en 1779, il apparaît comme ayant des pouvoirs étranges. Les Loges passionnées pour cet homme et les recherches qu'il dispense, abandonnent leur rôle social et se tournent vers l'Hermétisme.
A Saint Pétersbourg, les gens du meilleur monde briguaient l'honneur d'être de ses disciples aussi, on l'incita a y venir pour aider à l'extension de la Franc-Maçonnerie.
En avril 1780 il alla à Varsovie sous les instances du Prince Poninski, féru d'Alchimie, afin de lui prodiguer conseils et aide.
A Strasbourg durant les années 1781 et 1782, il parla de sa formation dans une école à Médine ou les Adeptes faisaient vœu de dispenser un enseignement pour le bien de l'Humanité et soigner gracieusement. De fait les guérisons miraculeuses se succédaient sur son passage.
Il arriva à " l'hôtel de la Reine " à Lyon le 20 octobre 1784 à une époque où la Franc-Maçonnerie était tiraillée entre les réformes intellectuelles et politiques que mettait en place le Grand Orient de France et les intrigues des Jésuites.
Cagliostro, à la fois mystique et Gnostique fut accueilli avec enthousiasme et on l'invita en Loge ou des manifestations se déroulèrent en son honneur. Avec 12 Maçons, il fonda un Atelier « La Sagesse triomphante » afin de permettre à ces Maçons de développer leurs facultés, donner des preuves de la réalité et de l'ampleur de leurs propres pouvoirs grâce aux transmissions qu'il leur conférait.
Il quitta Lyon le 27 janvier 1785 pour Paris en laissant des Maçons formés par lui, et arriva le 30 janvier.
Survint alors « l'Affaire du Collier de la Reine ». Il fut embastillé en compagnie du cardinal de Rohan durant une dizaine de mois, sanctionné par un jugement proclamant leur innocence respective
Son élargissement fut prononcé le 31 mai 1786 à 21heures et il fut relâché le lendemain soir. Sa libération fut grandiose et huit à dix mille personnes entouraient son hôtel, on entendait retentir les cris de joie, les battements de tambour, tout cela sous des illuminations extraordinaires.
Mais ce bonheur fut de courte durée, car la haine de certains, en particulier du Ministre de la Justice Breteuil, le contraint à l'exil. Il alla ensuite à Londres puis en Suisse avant d'arriver à Rome.
A la demande du Suprême Tribunal du Saint Office de l'Inquisition, le Pape signe l'acte d'arrestation du Mage le 27 décembre 1789, l'instruction dure 18 mois et sa femme Lorenza ne l'aide pas dans ses dépositions.
Le 21 mars 1791, Cagliostro est condamné à perpétuité pour hérésie et « Maçonnisme ». On l'enferme au château Saint Ange le 20 juin et on brûle ses emblèmes Maçonniques de Grand Maître ainsi qu'une partie de ses livres.
Sa captivité est un long calvaire et afin de prévenir une éventuelle évasion, on l'étrangle peut-être dans sa cellule le 28 août 1795.
Personne ne sait où se trouve sa dépouille ni celle de sa femme, elle-même disparue mystérieusement.
Ainsi mourût celui que l'on a appelé « le Grand Cophte » un Hermétiste resté incompris du peuple et devenu dangereux pour l'ordre établi.
Sa Philosophie
La notion essentielle qui paraît dans la vie et l'œuvre de Cagliostro fut celle d'un enseignant en matière Esotérique, Alchimique et Occulte, en ce sens il ne fut pas le seul, mais aussi et surtout celle d'un être qui prônait certaines valeurs essentielles.
Il tentait de démontrer à des chercheurs tâtonnant sur la route, que notre connaissance du monde est relative, erronée, nos sens ne nous permettant d'avoir des phénomènes que des notions subjectives toutes conventionnelles.
Or, il est d'autres sens, encore embryonnaires qui peuvent nous mettre en relation avec des formes inconnues de la Vie, celle-là même qui émane de l'Idée Originelle. Ainsi, il est possible de reculer les limites du connaissable sous condition de prouver également ce genre d'affirmations. C'est donc ce que fit le Comte de Cagliostro durant la dernière partie de sa vie, sachant ainsi que l'incompréhension des autres serait son plus grand ennemi.
Il partait d'idées courantes et utilisait le langage de l'époque dans le milieu où il évoluait pour emmener peu à peu les esprits à ne songer qu'à la régénération de l'Homme. Pour cela seule suffisait la capacité de chacun à concentrer ses efforts sur l'augmentation de la dignité et la puissance de l'âme et qu'ainsi:
« ...Il n'était besoin ni de luminaires, ni d'hiéroglyphes, ni de formules magiques, qu'il suffisait d'un cœur pur et d'une âme forte, d'aimer, de faire le bien et d'attendre... » (Extrait du Rituel de la Maçonnerie Egyptienne XVIIIème S.)
A Madame de Recke il recommande encore: « Si ce n'est pas le désir seul de faire le bien qui nous pousse dans le mysticisme, n'allez, je vous en prie, plus loin! »
Enfin, il parlait à loisir d'une école, celle de Messine, qui reposait sur les notions d'unité de la Nature, que tout être avait des liens l'unissant intimement au Centre et qu'enfin, tout acte matériel devait être précédé d'un accomplissement dans le monde Spirituel.
Cagliostro laissait entendre qu'une Initiation graduée devait préparer l'Homme à ce degré d'évolution et qu'en ce sens la Franc-Maçonnerie était l'un des chemins pour peu qu'il soit à la fois pur et primitif ( C.F. Celui qui revient du passé ).
Il est vrai que les Sciences dites sacrées que sont l'Alchimie, l'Astrologie Esotérique et la Théurgie (Magie) sont les moyens les plus adaptés pour tenter de percevoir l'inconnaissable.
Joseph Garibaldi, homme politique italien est né à Nice en 1807 d'un père marin originaire de Gènes. Il servit dans la flotte sarde mais fut exilé en 1834 parce que militant du groupe « la Jeune Italie », mouvement avant-gardiste. Il alla donc en Amérique du Sud, au Brésil d'abord où il participa en 1836 à l'insurrection du Rio Grande Do Sul.
On le retrouve en 1841 en Uruguay alors qu'il commande les troupes qui s'opposent au dictateur Rosas. Il rentre en Italie en 1848 et lève à Milan un corps de volontaires pour combattre en Lombardie les troupes autrichiennes, mais il doit se réfugier en Suisse en août 1848.
Après la fuite de Pie IX, il retourne à Rome et devient député républicain à la Constituante de janvier 1849. Dès sa nomination, il organise une Légion italienne afin de lutter contre les Corps Francs d'Oudinot. Cette défaite l'oblige à partir aux Etats-Unis à New-York ou il crée une fabrique de chandelles. Rentré en Italie et après diverses péripéties ou il fut nommé adjoint au commandant des troupes italiennes. En 1860, il organise l'expédition des Milles ou des Chemises Rouges et bat les napolitains, traverse le détroit de Messine et entre le 07 septembre à Naples. Il accompagne le Roi Victor-Emmanuel qui l'avait pourtant désavoué un temps et prêche l'unité italienne avec Rome pour capitale.
Il meurt à Caprera, où il s'était retiré en juin 1882 après avoir reçu les hommages de la nation reconnaissante, étant élu député de Rome en 1875.
MACONNERIE DE GARIBALDI
Son action Maçonnique a suivi sa vie politique et cette tentative fructueuse d'union des états italiens eut sa correspondance dans le Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm, dont il fut membre durant de longues années, en même temps d'ailleurs que du Grand Orient d'Italie.
En septembre 1881, alors que Memphis avait disparu de France, les Souverains Sanctuaires de Memphis des Etats-Unis et de Roumanie ainsi que les Souverains Sanctuaires de Memphis et de Misraïm de Grande Bretagne et de Naples nommèrent le Général Giuseppe Garibaldi Grand Hiérophante Général ( 97° D. ), c'est-à-dire chef mondial du Rite.
Cependant, ne participèrent à cette nomination ni la puissance française de Misraïm, ni le Souverain Sanctuaire d'Egypte dont le Grand Maître Zola se considérait Comme le Grand Hiérophante légitime, successeur de Marconis de Nègre ( il fut lui aussi du reste intronisé Grand Hiérophante en son temps ).
En même temps que l'union se faisait autour de Garibaldi, un échange de Chartes entre John Yarker et Pessina, en septembre 1881, acheva d'institutionnaliser l'alliance entre Memphis et Misraïm. Il semble donc que de ces deux événements apparut le nom de « Rite de Memphis et Misraïm », qui devint plus tard « Rite de Memphis-Misraïm ».
Joseph Garibaldi, qui était donc membre depuis fort longtemps de la Maçonnerie égyptienne, eut dans cette nomination, une charge plus honorifique que réelle puisque son décès survint en juin 1882, alors qu'il n'y avait pas une année qu'il avait été installé Grand Hiérophante du Rite.
Cette alliance autour de Garibaldi fut brève par désaccord des intervenants qui se réclamaient tous de leur propre légitimité et c'est Francesco Deli Oddi qui, le 30 mars 1900 fut officiellement reconnu par tous les Souverains Sanctuaires de Memphis et de Memphis-Misraïm ( Amérique, Grande-Bretagne, Roumanie, Espagne, Italie, Egypte), Grand Hiérophante International. Joseph Garibaldi, aussi bien Franc-Maçon que homme politique, a œuvré sa vie durant pour rassembler ce qui était épars et en ce sens paraît être une des grandes figures initiatiques du XIX ème siècle, de ceux qui laissent une empreinte et un exemple.
Georges Lagrèze naquit à Dijon (Côte d'Or) le 14 décembre 1882 de Paul Aristide Lagrèze et d'Ernestine Bogé, son épouse.
A l'âge adulte il devint professionnellement acteur de théâtre, metteur en scène et animateur de casino. Peut-être parce qu'il était homme de spectacle, se fit-il alors appeler Georges Bogé de Lagrèze, mais il était aussi connu dans le monde occulte sous son « Nomen Mysticum », « Mikaël ».
Son goût pour les cérémonies le poussa à s'instruire de tous les rituels de la Franc-Maçonnerie et des sociétés parallèles. Il en eût amplement le loisir car ses activités professionnelles l'amenaient à voyager, non seulement dans toutes les villes de France, mais aussi en Suisse, en Algérie et en Egypte. Partout où il allait, il fréquentait des Loges Maçonniques et se faisait recevoir dans quelque nouvelle Société Secrète. Ce fut certainement l'un des hommes les plus initiés de son temps.
Il avait été consacré Supérieur Inconnu Initiateur du Martinisme par « Teder » en 1908 et il avait participé à l'ancien Suprême Conseil Martiniste de Papus. Il avait aussi reçu le 09 septembre 1909 de John Yarker le grade de Sublime Maître du Grand Œuvre (90ème) du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm (D'après Photocopie du diplôme conservé aux archives du Rite à Bruxelles).
En 1912 au Caire il rencontra des « Babystes » (maintenant appelés Baha'i) et des immigrés russes s'intéressant à l'Occultisme (lettre de G. Lagrèze à Papus: Fond Papus, bibliothèque de Lyon). C'est là aussi qu'il fit la connaissance du français Eugène Dupré et de son ami le grec, Démétrius Platon Sémélas.
Ce dernier, par ailleurs fondateur de l'Ordre du Lys et de l'Aigle, l'aurait initié, selon J. Malinger, à la Rose+Croix d'Orient.
Après la guerre de 1914 / 1918, G. Lagrèze semble avoir accepté la direction de Jean Bricaud à la tête des sociétés occultistes françaises issues de Papus, vu qu'il possédait le titre d'Inspecteur Principal et membre du Suprême Conseil de l'Ordre Martiniste (Lyon) (Annales Initiatiques n° 6 - 1921).
Au début des années 1930, il se sépara de Bricaud et se rallia à l'Ordre Martiniste et Synarchique de Victor Blanchard, dont il devint Grand Maître Substitut. C'est alors qu'il s'unit à Rombauts et aux autres dissidents belges qui s'étaient aussi libérés de la tutelle de Bricaud.
Il participa au 1er Convent de la « FUDOSI » (août 1934, Bruxelles) où il fut reconnu Grand Maître pour la France de Memphis-Misraïm (C.F. voir historique et dissension avec Constant Chevillon). Il fut à cette occasion initié aux autres sociétés initiatiques représentées lors de ce Convent (Ordre des Samaritains et Ordre Pythagoricien d'Hermès Tétramégiste), dont il devint Grand-Maître.
En 1937, il fut ordonné « Grand Profès » de l'Ordre des C.B.C.S. par certains dignitaires du Grand Prieuré d'Helvétie, tels que le Grand Chancelier Amez-Droz ou encore Lesius (revue Initiation, juillet, août, septembre 1960) et reçût le « Nomen »: « Eques Rosae Caritatis ».
Début 1939 avec Jeanne Guesdon (Grand Secrétaire de l'AMORC pour la France) et d'autres, il abandonna l'Ordre Martiniste et Synarchique de Blanchard pour rallier l'Ordre Martiniste Traditionnel d'Augustin Chaboseau (réorganisé en 1938), ou il devint Inspecteur Principal et Grand Chancelier.
Au 4eme Convent de la FUDOSI, en août 1939 à Bruxelles, il représentait les Ordres suivants:
Ce fut également lui qui conféra à Ralph Maxwell Lewis, « Impérator » de l'AMORC, le Grade de Supérieur Inconnu Initiateur du Martinisme (O.M.T.) le 1er septembre 1939, et qui s'occupa de lui envoyer les documents et Chartes pour établir aux Etats-Unis un Grand Conseil régional de l'Ordre Martiniste Traditionnel (Certificats d'Initiation et Charte contenues dans: « Martinist documents », AMORC 1977).
En 1944, il fut élevé à la fonction de Grand Hiérophante, Grand Maître Général du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm.
Il avait également été consacré Evêque de l'Eglise Gnostique Universelle sous le nom de « Tau Markos » en 1941.
George Lagrèze était en outre, 33eme Degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté, Grand Maître de l'Ordre des Chevaliers Maçonniques Elus-Cohens de l'Univers et Grand-Maître de l'Ordre de Swedenborg.
Selon Jean Malinger, Georges Lagrèze connaissait par cœur tous les Rituels des sociétés dont il s'occupait, et il dirigeait les cérémonies à la perfection.
Il avait épousé Marie Dubroca, puis Armande Marie Comte après le décès de la première.
George Bogé de Lagrèze mourut le 27 avril 1946 à Angers, peu après la mort d'Augustin Chaboseau (janvier 1946).
Ces deux décès ajoutés aux assassinats de Constant Chevillon (G.M. pour la France) et George Delaive (G.M. pour la Belgique), laissèrent le courant Initiatique Egyptien exsangue. Sa succession spirituelle fut assumée par Robert Ambelain à qui il avait remis et transmis toutes ses filiations pendant la guerre.
Charles-Henry Dupont est né le 19 février 1877 à Jersey, d'où sa mère était originaire. Il était l'adjoint de Constant Chevillon, réveilla le Rite et obtint la Grande Maîtrise. Il fut le successeur de Constant Chevillon le 25 mars 1944, donc Première lumière de l'ordre.
Il démissionne fin 1945 au profit de Pierre Debeauvais.
En 1947 Debeauvais démissionne, suite à des remous au Convent de 1946.
Charles-Henry Dupont reprend la Grande Maîtrise; il désignera, dans un second temps, le 13 août 1960, le Frère Robert Ambelain comme son successeur à la tête des Rites Unis; après avoir transmis toutes les initiations du Rite de Memphis-Misraïm au frère lyonnais Pierre Constantin.
Il était aussi, Patriarche de l'Eglise Gnostique Universelle, Souverain Grand Maître de l'Ordre Martiniste-Martinéziste, Grand Maître ad vitam du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm, Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte et membre de la Loge "Liberté et Progrès".
A Coutances le 1er octobre 1960 Charles-Henry Dupont, passe à l'Orient Éternel dans sa 84me année.
Né le 13 juillet 1865 à la Corogne, Espagne, d'un père français, le chimiste Louis Encausse, et d'une mère originaire de Valladolid, Espagne, Gérard Anaclet Vincent Encausse vit son enfance s'épanouir sur la Butte Montmartre, dans ce grand Paris que ses parents vinrent habiter en 1869.
Il fit d'excellentes études scolaires et s'inscrivit ensuite à la faculté de médecine. Brillant externe des hôpitaux, il délaissa la préparation de l'internat pour se consacrer à l'étude approfondie des Sciences Occultes. Il signa de son célèbre pseudonyme, Papus (le médecin de la première heure) la plupart de ses écrits.
Le premier de ses ouvrages fut publié en 1884 à l'âge de dix-neuf ans. Le pseudonyme de Papus, il l'a pris dans le « Nuctéméron » d'Apollonius de Tyane dont il avait eu connaissance par son premier Maître (le grand Occultiste Eliphas Levi) dont il avait médité les œuvres avec un soin particulier.
Doué d'une activité considérable, Philosophe, érudit, auteur estimé, conférencier habile et enjoué, Gérard Encausse Papus, dont on a pu dire avec raison qu'il fut le Balzac de l'Occultisme, se montra un vulgarisateur remarquable autant qu'apprécié tant en France qu'à l'étranger. La liste complète de ses publications comporte 160 titres, sans compter les nombreuses traductions étrangères de ses principaux ouvrages.
Ajoutez à cela ses qualités de thérapeute (allopathie, homéopathie, médecine spirituelle), son extraordinaire autant qu'étrange « intuition », sa très grande bonté, son constant désir de venir en aide à autrui.
Sa rencontre avec le Maître Philippe de Lyon, Grand Initié et Thérapeute lui aussi, reconnu par la faculté de médecine de Lyon, alors qu'il n'avait jamais suivi de cursus universitaire (+ de 6000 guérisons), l'orienta plus sûrement encore vers l'aspect Christique des recherches Hermétiques.
Durant la première guerre mondiale, il fut médecin-chef d'une ambulance du front en 1914 et 1915 et se dépensa sans compter pour les blessés, qu'ils fussent français ou allemands. Surmené autant physiquement que moralement par plus de trente années de labeur constant, il fut évacué sur l'arrière, hospitalisé, puis après une nouvelle affectation, rendu à la vie civile.
Son épuisement était tel que le 25 octobre 1916, en allant voir son ami et médecin Emile Sergent à l'hôpital de la Charité, il s'écroula victime d'une grave atteinte pulmonaire. Il mourut ainsi là où il avait commencé sa carrière médicale.
Il fut qualifié de « bon docteur » et peut être considéré comme l'un des grands Adeptes de l'Hermétisme, de l'Occultisme et de la Magie Théurgique.
Il fut également Grand Maître de l'Ordre Martiniste et Grand Maître de France du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm. Il est à noter que les successeurs de Gérard Encausse en Hermétisme cumulèrent également cette double charge:
« CONNAIS TOI TOI-MEME ET TU CONNAITRAS L'UNIVERS ET LES DIEUX »
SA PHILOSOPHIE, SON OEUVRE.
Gérard Encausse, Papus, durant son périple initiatique qui durant une trentaine d'années, fut à l'origine de cette vulgarisation de l'Occultisme, par des ouvrages accessibles à ceux et celles désireux de travailler les Sciences Sacrées.
Cela a déjà été dit mais l'essentiel de sa tâche a résidé dans la mise en place du Martinisme moderne entre 1888 et 1891 beaucoup plus que par son implication dans la Franc-Maçonnerie, qu'il a d'ailleurs eu quelque peine a intégrer (certaines Obédiences l'avaient refusé et ne voulaient pas en leur sein un illuminé susceptible de perturber un ordre établi).
L'ordre Martiniste de Papus était en effet représenté aussi bien en Europe, en Afrique ou aux Etats-Unis et il était peuplé d'humbles comme de têtes couronnées. C'était en quelque sorte une « Chevalerie de l'Altruisme », un centre où l'on s'efforçait de rester impassible devant les tourbillons de la société.
Le but de Papus était de constituer une chevalerie mystique et ésotérique afin de lutter, au nom des principes intangibles de bonté et d'attachement à l'amélioration de l'individu, contre l'abêtissement et le sectarisme, afin de retrouver les valeurs spirituelles, hors de tout contexte religieux ou politique.
Le Martinisme de Papus était un ordre « Chrétien », au sens originel du terme, ouvert aux hommes et aux femmes de bonne volonté qui abordaient les questions d'un point de vue philosophique et mystique par une méthode de travail à la fois commune et individuelle, cela en conformité avec les directives originelles laissées par les fondateurs du Martinisme, Martines de Pasqually et Louis-Claude de Saint-Martin.
Cette philosophie fut mise en place par Papus, suivi par son successeur Charles Détré (Teder), dans le Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm et perdurent encore.
Il envisagea de donner une orientation plus opérative aux travaux qui étaient réalisés dans les divers Ateliers et laissa en héritage le Martinisme comme un acquis du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm aux bons soins de ses successeurs.
Le docteur Gérard Encausse dit Papus, peut être considéré comme l'un des grands Occultistes de la Franc-Maçonnerie du vingtième siècle, au même titre que Robert Ambelain, tant par la somme d'ouvrages qui nous aident sur le chemin épineux de l'Initiation, que par la philosophie ancestrale qu'il a préconisé le long de son existence.
Notre T⸫S⸫F⸫ Pierre PHILIPPOT nous a quitté à la fin de l’année 2020 E⸫V⸫ après avoir œuvré sans relâche pour le bien du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm. Il fut le premier président du Souverain Sanctuaire pour la mixité, laquelle fut créée en 1996 et qui était à lors l’une des voies (masculine, féminine, mixte) de la G⸫L⸫F⸫M⸫M⸫. Le Souverain Sanctuaire Mixte vit le jour en l’an 2000 E⸫V⸫.
Le Souverain Sanctuaire Général tient à honorer et remercier ce grand Franc-Maçon qui nous soutiendra par-delà le temps.
Le qualificatif de Grand Maître National est réservé aux titulaires du Magna Tergum, autrement nommé Président du Conseil des Sages National.
Le Président conserve le qualificatif de Grand Maître et la totalité de la pyramide reste toutefois sous son autorité et celle des Conservateurs du Rite. Les décisions de cette instance sont sans appel, sous réserve de l'accord du Souverain Conseil des Sages Général. Le Grand Maître National a donc tout pouvoir sur les Loges travaillant aux trois premiers Degrés symboliques, sous réserve de respecter le Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm, ses particularismes et les Grandes Constitutions et Règlements Généraux. Il a la faculté de déléguer à un membre du Conseil des Sages National la gestion des corps constitués dépendants de son autorité tels que Conseil de l’Ordre ou Suprême Conseil. Les délégués du Grand Maître National ont donc en charge de constituer les Collèges permettant le fonctionnement de ces deux structures.
LISTE
CHEVILLON
Par Robert AMBELAIN - S⸫G⸫M⸫ d'Honneur
« Je venais d'avoir trente ans. J'avais déjà publié divers ouvrages et collaboré plusieurs années à un grand hebdomadaire que dirigeait Maryse Choisy, avec des auteurs autrement connus que moi: Maurice Magre, Femand Divoire, Keméis, etc. Je reçus un jour une demande de Mme Bordy (Théano de son Nomen Martiniste ), en vue de donner des conférences à un Collège International d'Occultisme Traditionnel. Le siège était, rue Washington, dans un immense appartement situé au premier étage, et comprenant notamment une salle de conférence d'environ 85 places, susceptible d'être agrandie par des dépendances latérales. Je n'étais alors ni martiniste ni maçon. Ma réponse fut oui.
Je pris contact avec Mme Bordy, qui me demanda d'élaborer un pentacle de durée de ce Collège, dont elle n'avait pas, en toute innocence, considéré le sigle! J'acceptai encore. La date de sa mise en action fut fixée au dimanche 24 décembre 1937. Heure : la onzième du matin. Exact au rendez-vous, rue Washington, je fus présenté à Constant Chevillon dont on ne me précisa pas les titres, à M. Bordy époux de Mme Bordy, et à Paul Laugénie, dit Paul de Saint-Yves, bras droit de « Monsieur Chevillon », expression qui était d'usage dans les milieux Martinistes et Memphis-Misraïm, forme d'un respect qu'il méritait bien.
C'était un homme simple, qui ayant quitté les fonctions d'enseignement dans les collèges religieux, avait ensuite assumé des emplois dans la Banque. Il demeurait à Paris à l'hôtel des Bernardins, rue des Bernardins, et prenait ses repas dans un modeste restaurant du quartier. Son seul luxe : un petit verre de beaujolais en fin de repas. On ne lui connaissait aucune liaison féminine, et si à Lyon, il séjournait dans l'ancienne résidence de Jean Bricaud, rue des Macchabées, avec la veuve de celui-ci, l'accord avait des éclipses et il ne supportait guère l'autocratie de celle-ci.
Le Grand Maître Chevillon était resté un théologien, ses ouvrages le prouvent. il ne s'occupait pas d'occultisme, et était d'ailleurs assez ignorant en ce domaine. Ayant parlé ce dimanche 24 Décembre de ce qu'il pourrait faire dans l'oratoire où avait eu lieu la sacralisation du pentacle, et ayant usé du terme de magie, il me reprit sentencieusement, et me dit: « Nous ne ferons pas de magie, mais seulement de la théurgie... »
En cet oratoire, il y avait un autel en bois sculpté, assez simplement, que je sus par la suite avoir été celui où aurait officié Eugène Vintras (7-4-1807,7-12-1875), la « réincarnation » du prophète Elie, l'auteur de nombreux phénomènes ou truquages concernant des hosties qui saignaient mystérieusement.
Pour l'étude de ce cas, on se reportera à l'ouvrage très complet de Maurice Garçon : Vintras. hérésiarque et Prophète (Emile Nourry , Paris 1928). Je compris par la suite que Paul Laugénie et Mme Bordy étaient vintrasiens, y associant (bien entendu) le culte du « Maître Philippe », réincarnation quant à lui d'on ne sait trop qui, mais cela oscillait entre l'apôtre Philippe et Jésus-Christ lui-même. Déjà vacciné contre toutes ces fantaisies bien que pas encore Franc-Maçon, je crois pouvoir affirmer que le Grand Maître Chevillon demeurait fixé dans la Gnose chrétienne traditionnelle, celle du Grand Origène, et pour des raisons que j'ignore, peut-être la tolérance, il ne combattait par ces croyances échevelées.
La suite montra l'intérêt que le public, invité aux conférences dominicales du C.I.O.T. , portait aux sujets traités. Tour à tour, on vit Jules Boucher, sous le pseudonyme de Leo Ruber (Lion rouge), Claude d'Ygé (de son vrai nom Claude Lablatinière), Mme Brouard la radiesthésiste, moi-même, traiter avec d'autres dont le nom m'échappe (il y a plus d'un demi-siècle de cela...), de tous les sujets de l'occultisme classique. il y eut même Hélène de Callias, dernière élève de Vincent d'Indy et critique musicale à la Radio, pour venir nous parler des accords maléfiques de la Musique, avec sa thèse sur « Le Diable dans la Musique » et les interdits de l'Eglise sur certains intervalles de Terton. Devenue une amie, elle fut un peu ma marraine de guerre en m'envoyant par la suite des colis au front!
Elle nous fit entendre un jour un disque d'enregistrement d'un féticheur noir du Bas-Ougoué (Centre Afrique), dans lequel celui-ci opérait pour faire tomber la pluie. Et il plut aussitôt après !
Le Grand Maître Chevillon donna quelques conférences sur des sujets spiritualistes, sous le pseudonyme de « Monsieur Costy ». Je ne crois pas qu'il approuvait tous les domaines que j'abordais dans les conférences données rue Washington, mais il ne me fit jamais aucune remarque. Simplement, après la publication de « Adam. Dieu Rouge », en 1941 (dernière publication avant les interdits de Vichy et des Allemands), il me conseilla par la voix de Paul Laugénie de lui soumettre mes thèses avant de les publier. Sa formation catholique-gnostique (c'était le nom de l'Eglise de Lyon : Catholique- Gnostique) avait dû être horrifiée par les opinions soutenues en ce livre.
Revenant au C.I.O.T. de la rue Washington et usant d'une certaine familiarité qu'il me tolérait, je lui dis un jour : « Monsieur Chevillon, j'ai appris récemment que vous étiez le Grand Maître du Martinisme; mais je recherche Martinez de Pasqually depuis l'âge de dix-sept ans !... ». Il me répondit affirmativement, ajoutant toutefois: « Mais il faut être au moins Maître-Maçon pour y entrer... ». Je me récriais alors, arguant que les problèmes abordés en Loges, savoir la sociologie active, la politique de tous les jours, je ne voulais pas en entendre parler .
Il me rétorqua qu'en son Obédience, le Rite de Memphis-Misraïm, on ne s'occupait pas de ces problèmes, on y traitait de symbolisme, d'ésotérisme, de la Maçonnerie considérée comme un art de vivre et d'évoluer. Je n'avais qu'à formuler ma demande et il se chargeait de la suite. Ce que je fis: demande, casier judiciaire, acte de naissance, furent remis à Paul Laugénie. L'acte de naissance (inhabituel), donnait mon heure natale, et je sus plus tard, par Mme Bordy, qu'on avait chargé le Frère Fructus, de Marseille, l'astrologue en titre du Rite de Memphis-Misraïm, d'examiner mon ciel de nativité. il avait conclu en déclarant qu'il « ne me voyait pas du tout dans le Cercle intérieur ». il avait vu fort juste, car je n'aurais jamais admis ces traditions internes, propres à certains de ses membres, et concernant les histoires de Vintras ou du « Maître Philippe ». il ne demeurait donc, de l'avis de Fructus, que la Maçonnerie pour me recevoir. Ce qui fut fait.
Je ne connus pas les trois enquêteurs, on me connaissait par mes conférences et mes livres, articles, etc.. Je subis simplement, un dimanche, en janvier 1939, l'interrogatoire sous le bandeau. Une voix que je reconnus pour être celle du grand Maître Chevillon me posa la question suivante : « Vous semblez, Monsieur, faire une différence entre l'Adepte et l'Initié, pourquoi ? » ...Riche de mes lectures « fulcanelliennes », je rétorquais que l'Initié était l'étudiant (de initium : commencement) et l'Adepte le maître (de adeptus, qui a acquis). « Je crois, Monsieur, que vous avez raison... » me répondit la voix de Chevillon. Je fus donc admis à l'unanimité des voix, ce qu'une indiscrétion me fit savoir par la suite. Le parrainage du Grand Maître Chevillon avait évidemment été d'un grand poids.
Et le dimanche 24 mars 1939, à 15 heures, dans le Temple sis à la Porte d'Orléans, je fus reçu Apprenti à la Nouvelle Jérusalem des Vallées Egyptiennes.
Le Vénérable était le Frère Novelaeers, il y avait les Frères Chambellant, Gesta, Laugénie et d'autres dont j'ai oublié les noms, en tout une vingtaine de Frères. On me conféra un petit Tablier d'Apprenti, ridicule par sa taille (c'était alors l'usage en toutes les Obédiences), et qui mesurait à peu près 20 cm de long sur 10 cm de hauteur , deux paires de gants en m'expliquant le rôle de la seconde. Par la suite, je participais aux Tenues des mois d'avril et mai, mais pas à celle de juin, dans laquelle seuls les Maîtres et les Hauts-Grades étaient présents, eu égard à la préparation du Convent de septembre 1939, qui devait selon l'usage avoir lieu à Lyon.
Pendant cette période, je revis fréquemment le Grand Maître Chevillon au C.I.O. T .rue Washington. Je ne le vis qu'une fois sortir de sa réserve, ce fut pour contrer des dires de Claude d'Ygé qu'il avait jugé erronés gravement. Jules Boucher me dit ensuite qu'il aurait été beaucoup plus sévère. Il faut dire qu'à cette époque , Claude d'Ygé suivait les « réunions » de Maria de Naglowska, et les exposés sur le Troisième Terme de la Trinité, le Luciférisme associé à la sexualité échangiste, etc...
Vint le temps des vacances, le retour à Paris et mon départ le 23 août 1939 en tenue de campagne complète, pour la forêt lorraine! Je ne devais en revenir qu'au début de Septembre 1940. L'Occupation nazie avait obligé le Frère Novelaeers, dans le grand salon duquel avait été meublé un Temple Maçonnique complet, à quitter la Porte d'Orléans et à se réfugier rue Lepic, sans temple évidemment. Nous eûmes là une réunion à quelques-uns; Paul Laugénie nous fit part de la lettre qu'il avait reçue clandestinement du Grand Maître Chevillon, réfugié à Lyon, rue des macchabées. il avait reçu de quelqu'un du gouvernement de Vichy l'assurance que le « Martinisme pourrait continuer à œuvrer » {sic}. il n'en fut rien évidemment.
Je ne devais plus revoir le Grand Maître Chevillon. il sut ce que j'avais créé à l'instigation de Lagréze, Savoire et Wibaux:. il n'ignorait pas que Lagrèze était bien plus titré que lui, plus ancien en tous les domaines, mais il avait épousé la querelle qui avait séparé jadis Bricaud et Lagrèze .
J'appris par un membre de la Loge « Alexandrie d'Egypte » demeuré en relations avec lui, qu'il n'émettait aucun jugement sur la création de cette Loge.
Son assassinat par des « membres de la Police politique de Vichy » selon leurs dires ( il y avait un sous-officier allemand parmi eux), eut lieu le 26 Mars 1944, à deux jours près, anniversaire du jour où il m'avait fait recevoir maçon de son Obédience. Et je devais lui succéder bien plus tard, au passage à l'Eternel Orient, de son successeur , le Grand Maître Charles-Henry Dupont.
Il m'a laissé le souvenir d'un Grand Maçon par sa tolérance, d'un excellent théologien de la Gnose en ses exposés, d'une âme foncièrement chrétienne par sa vie et son comportement.
Quant à son attitude sur les divers aspects de l'Occulte, il est difficile de la définir. Il consulta parfois, d'après Bricaud, un fonctionnaire de la même Banque que lui, et qui était, parait-il voyant.
Il fit interroger les Astres par le frère Fructus, de Marseille, à mon sujet. Evêque et Patriarche de l'Eglise Catholique Gnostique de Lyon après Bricaud, il disait la messe chaque dimanche, vivait assez frugalement et assez modestement, sans aucune liaison féminine connue. On a avancé qu'il avait avant la guerre adhéré à la Synarchie d'Empire, ce qui aurait été le motif de son assassinat. Rien n'a jamais permis d'étayer cette rumeur. A Lyon, peu avant sa mort, Doriot avait déclaré dans une réunion du Parti Populaire français (PPF): « il faut abattre la Synarchie et la haute Maçonnerie... ».
Certains en auront conclu que les deux étaient liées !
D'après la veuve de Bricaud, lors de l'arrestation du Grand Maître Chevillon, le sous-officier allemand avait directement foncé dans la chapelle, était passé derrière l'autel, et en était ressorti avec le fameux Pacte Synarchique. qu'il avait évidemment tiré de son manteau de cuir noir .
En ces cas-là, la dénégation était totalement inutile. Il reste que rien dans la vie du Grand Maître Chevillon ne permet de supposer qu'il ait fait partie à un niveau quelconque de cette Franc- Maçonnerie économique et financière connue sous ce dénominatif . Mais le motif de sa mort reste énigmatique, car la Gestapo ne fit pas assassiner Lagrèze, Wibaux, (déporté un temps à Compiègne), ni Savoire, ni d'autres grands noms de la Maçonnerie.
Si Delaive fut exécuté en Belgique, ce fut comme résistant, préalablement arrêté.
Le S⸫G⸫M⸫G⸫ est à même de conférer toutes les Initiations nécessaires à un Maçon pour que celui-ci puisse implanter une structure, si l'intérêt politique Obédientiel l'exige. Il ne doit user de ce droit qu'avec la plus extrême prudence et en général en accord avec le Souverain Conseil des Sages Général.
Il est chargé de la conservation des archives et doit veiller au respect des Grandes Constitutions et Règlements Généraux afin qu'aucune dérive ne puisse surgir dans un pays quelconque. En ce cas-là et sous réserve de la même concertation préalable, il peut mettre en sommeil toute activité maçonnique dépendant de la Grande Loge Française de Memphis-Misraïm.
Le terme de Grande Hiérophanie a vu le jour avec Marconis de Nègre, premier S⸫G⸫M⸫G⸫. Cette succession de transmissions Initiatiques de très haut vol est issue de l'Ancienne Egypte. Dans tous les cas il apparaît que seules les structures dépendant de son autorité peuvent se prétendre du Rite car elles sont souchées sur ces Transmissions initiales (C.F. voir Lagrèze, Cagliostro, Garibaldi dans le site).
Vous trouverez en cherchant un peu pléthore de « Grands Hiérophantes », se réclamant de telle ou telle filiation et vous risquerez de commettre l’erreur de croire ces affirmations, aussi il est essentiel de dire qu’actuellement personne ne peut se prévaloir d’un tel titre car il répond à cinq critères essentiels, dont un aujourd’hui est définitivement inaccessible…..
Les Grands Maîtres Nationaux et le Grand Maître Général ont obligation de conserver les Grandes Constitutions sans qu'aucune modification ne soit possible. En effet ces dernières accompagnées des Règlements Généraux constituent la colonne vertébrale de l’Obédience et ne pourraient être modifiés sans affecter de manière significative l'essence même de sa vocation initiatique et fraternelle.
Le rôle qui leur est dévolu est donc triple :
LISTE
Ce Grade nous est venu, depuis l'origine moderne de la Tradition Templière par J. B. Willermoz, en filiation authentique (Documents en nos archives) et à ce titre peut être transmis aux membres désireux d'épouser une voie Christique. Il provient de trois sources distinctes :
Ce Grade qui émane de la Stricte Observance Templière se caractérise par une recherche particulière dans l'univers de l'Ecossisme. Il fait référence aux notions de Foi, Espérance et Charité.
Il est en outre un Grade qui peut être qualifié de multiple puisqu’il se divise en trois Initiations distinctes : l'Ordre de Saint-André, le Noviciat et la Chevalerie Sainte (C.B.C.S.). Il ouvre également à la Profession et à la Grande Profession pour ceux dont les mérites sont reconnus. Cette démarche Initiatique se déroule sur plusieurs années (5) et ne reste accessible qu'à ceux qui sont déjà titulaires de la Chevalerie Rose + Croix.
Le passé S⸫G⸫M⸫I⸫ et Grand Hiérophante Georges Lagrèze ( C⸫B⸫C⸫S⸫, 33ème du G.O.D.F., 33ème de la G.L.D.F., Profès, Grand Profès, « Eques a Rosae Caritatis », Grand Maître des Elus-Cohens ), pensait et écrivait que la voie de l'Ordre du Temple telle que l'a réveillée J.B. Willermoz constituait un des plus sûrs moyens de transition entre l'état d'Homme et la notion de Principe.
Parmi les spécificités de la Grande Loge Française de Memphis-Misraïm, il en est une à caractère Alchimique, que nous activons au sein du Suprême Conseil. Ce Grade nous fut transmis par Dom Pernetty.
Il est fréquenté par celles et ceux que la recherche du Grand Œuvre intéresse et se présente sous la forme d'un Rituel qui symbolise un retour aux sources de la Genèse, puisque c'est elle qui est à l'origine de la Création suivant l’Ancien Testament. Le Tableau de Loge de ce Grade est caractéristique, il dévoile à la fois les phases des opérations de la Transformation, en même temps que les temps et les proportions indispensables à connaître pour mener à bien le processus.
Il va de soi que ce Tableau, s'il est à la portée de quiconque veut l'observer dans les ouvrages de vulgarisation, reste totalement abscons sans son décodage, réservé lui aux seuls Adeptes. Les clefs sont tenues soigneusement cachées selon le désir des Alchimistes passés, et révélées au fur et à mesure de l'avancement de chacun.
Il n'y a qu'un Atelier en France qui fonctionne à ce Grade et fait paradoxal, des Sœurs et des Frères Maçons qui ne sont pas titulaires du Grade précédent peuvent y être invités si l'Alchimie, cette Science ancestrale, les passionne, suivant certaines précautions d'usage (Rituélie cachée, cooptation de l'un des membres) pour participer à cet échange. Cette Loge ne se réunit que deux à trois fois dans l'année avec des intervenants extérieurs, tous Francs-Maçons mais parfois issus d'autres Obédiences. La fonction de cette Loge est de permettre de communiquer à autrui son expérience sur la voie choisie (métallique, amalgames, imbibitions, spagyrie....).
En outre les travaux soumis à ces échanges sont toujours opératifs, c'est-à-dire qu’avant la rencontre suivante chaque participant a la charge d'expérimenter chez lui le sujet d’étude collégial.
Il est hors de question que l'un des membres se présente sans avoir accompli sa tâche car alors, nonobstant un manque de respect envers les autres, il montrerait son peu d'intérêt et en conséquence serait dans l'obligation de quitter le cénacle, sans profiter des fruits du travail commun.
Ces deux Grades, Chevalier du Temple (20ème) et Chevalier du Soleil (28ème) sont deux caractéristiques importantes de l’obédience car ils sortent de la voie purement Ecossaise pour manifester nos acquis et désirs d’un Travail plus Spirituel.
Enfin ces deux ouvertures, chevaleresque et alchimique selon Dom Pernetty restent l’apanage de nos Grand Maîtres Généraux qui les conservent précieusement avec d’autres dépôts.
La plupart des Rites pratiqués de par le monde détiennent des « Hauts-Grades » (la Grande Loge Unie d’Angleterre ne fait pas exception à cette règle, même si d’apparence elle laisse apparaître une rupture entre ces deux niveaux), que le Franc-Maçon connaît soit par ouï-dire, soit pour les vivre lui-même, car ils permettent de peaufiner, de développer et rendre compréhensibles les Degrés d’apprenti, Compagnon et Maître.
Toutefois peu savent que chacun d’entre-eux, au-delà de l’échelle pratiquée, tel le Rite Français avec ses cinq ordres, l’écossais en trente-trois Degrés ou le Régime Rectifié de Willermoz, apparenté à la Stricte Observance Templière teutonne en six étages, sans compter le nôtre qui traditionnellement s’étage en quatre-vingt-dix, qu’ils possèdent tous ce qu’il convenu d’appeler des « classes secrètes », telles que l’Orde Ultime des trois cercles pour l’un, la profession ou cléricat et la grande Profession pour d’autres et enfin les « Arcana Arcanorum », ce secret des secrets si cher au cœur des francs-maçons égyptiens.
Mais malgré leur réalité ils ne sont transmis que rarement et suivant l’aptitude de chacun, aussi très peu en connaissent la teneur, ni même parfois celles et ceux qui ont cru les recevoir, en ignorant qu’ils exigent une transmission directe de « maître à disciple ».
Aussi la Grande Loge Française a-t-elle décidée de se conformer à la tradition maçonnique classique écossaise en trente-trois Degrés et Grades et de ne les conférer que suivant deux aspects.
La Primum Tergum est particulière puisqu’elle correspond à la première classe supérieure du Rite de Memphis-Misraïm. C'est une Initiation apparentée à un sacerdoce, qui permet à celle ou celui qui la reçoit de travailler sur des plans plus Théurgiques. Elle donne également une explication sur la couleur violette, celle qui orne les décors de nos maîtres. Elle permet enfin de consacrer un nouvel atelier selon les traditions séculaires du Rite égyptien, en étant pourvu des Phylactères et du Cordeau d'Egypte.
Jean Bricaud l’a intégré sous une forme différente, alors qu’il était depuis 1919 le Grand Maître de France et qu’il avait reçu le Patriarcat de l'Eglise Catholique Gnostique par trois filiations légitimes :
Succession de Fabre des Essarts et Papus ;
Succession Apostolique de l'Eglise Johannite Templière (Fabré-Palaprat) ;
Succession de l'Eglise Carmelienne de Vintras.
Il donna alors à cette transmission une destination Episcopale incontestable. De plus ce Grade semble être issu des milieux Coptes du Caire et avoir été ramené en nos contrées au sortir de la Campagne d'Egypte par les demi-soldes napoléoniennes. Il n'en reste pas moins que dans « l'Echelle de Naples » Misraïmite (Cagliostro), est conçu pour être opératif.
Peu de membres sont titulaires de cette Transmission lorsqu’elle est intégrale, leur nombre n'excède pas en effet une dizaine au niveau national et international, au point que même des titulaires de la Magna Tergum, tels que les « Grands Gardiens » de notre Obédience ou du Rite, peuvent très bien ne jamais la vivre, ni parfois imaginer son caractère si spécial.
La dernière marche révèle quatre documents (C.F. déjà cités) que l’impétrant reçoit lors de sa réception. Ce sont des Grades fondamentaux, qui recèlent l'essence du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm. Ils sont nommés « Arcana Arcanorum » dans le « Régime de Naples », un terme impropre qui induit souvent le béotien à croire qu’il s’agit là d’une acquisition de dons, sinon magiques, tout du moins mystérieux, alors qu’ils présentent une vision particulière de la Création. Il a en effet été dit beaucoup sur ces Transmissions souvent de manière erronée. Il n’en demeure pas moins que cette réception est voilée par ses propres écrits, que seul le Grand Maître Général la transmet, en totalité ou pas selon le récipiendaire, mais que de toute manière il faudra à ce dernier beaucoup de patience et de temps en oratoire pour en découvrir l’axe fondamental et sa raison d’être le dernier Grade possible.
La Magna Tergum forme tout le système Philosophique et Hermétique c'est-à-dire qu'elle fournit selon J.M. Ragon (1841) une explication très développée des rapports de l'homme avec la divinité par la médiation des esprits célestes.
Cette connaissance aurait été ramenée de Malte par le complice et ami de Cagliostro, le Chevalier d'Aquino ; ne doutons pas toutefois de la connaissance de ces aspects occultes par « le Grand Cophte » (Joseph Balsamo dit Cagliostro), qui les a d’ailleurs transmis à Lyon, à Londres et en Belgique lors de ses voyages. Elle proviendrait de l'enseignement d’un mage mystique, Kolmer, marchand Danois plus connu sous le nom de « Althotas », maître et initiateur de Cagliostro aux Grands Mystères.
Un autre source, indéniable celle-là, surgit de l’enseignement détenu par certains Ordres Pythagoriciens.
Quoiqu’il en soit la Magna Tergum, cette sauvegarde ultime s’inspire vraisemblablement de l'Hermétisme issu de l'Ancienne Egypte et de la Grèce antique et comme son nom l'indique, elle est mystère, totalement fermée aux profanes, aussi tout ce qui peut être dit sur son compte ne relève que de la pure spéculation car comme toute Initiation véritable, elle ne peut qu’être vécue.
Très chères Sœurs, très chers Frères, amis (es) visiteurs, soyez les bienvenus sur le site de la G⸫L⸫F⸫M⸫M⸫,
L’administration, les archives et les enseignements de la Grande Loge Française de Memphis-Misraïm m’ont été confiés lors du 60ème anniversaire de sa fondation, le 21 juin 2023 à Montauban.
La continuité de l’esprit, voulue par nos Grands Maîtres passés, est toujours présente au sein de notre institution maçonnique, car la Tradition, héritière d’un courant initiatique ancien peut être multiple dans ses formes mais reste une dans son Principe.
Ainsi, notre Obédience a pour objectif de permettre à chacun ou chacune d’évoluer dans un courant initiatique, à travers des rites et des rituels, afin d’accéder par leur correspondance à une transformation de son Etre Intérieur suivant une juste accumulation de concepts et de connaissances en un lieu où l’œuvre s’accomplit dans le silence, la régularité et la persévérance.
Le seuil visible du Temple n’est qu’un premier repère, il appartient à chaque membre et en fonction de son évolution de comprendre que la Porte véritable ne s’ouvre ni par sa seule volonté, telle une pensée magique, ni par la curiosité mais selon un travail constant, pour affiner plus encore un accord intime juste entre l’Intention, le Geste et la Parole.
Depuis notre origine, les divisions, oppositions et dispersions dans un vacarme assourdissant ont fragilisé la perception de cette Unité génératrice de notre humanité et de tous les règnes vivants, ainsi que des Univers multiples qu’il est impossible à l’Homme d’appréhender, au point de voir les héritages ancestraux disparaître à jamais.
Il nous appartient devant ce constat, de maintenir par un désir vivant et permanent ces dépôts, d’une longue chaîne d’initiés reçus au fil des siècles.
Aussi, nous vrais et anciens Francs-Maçons de la vieille Egypte, souscrivons un contrat moral avec celles et ceux qui désirent entrer sur ce chemin historique et initiatique afin de trouver une raison existentielle du pourquoi de notre venue et des questions qui en émanent.
Vous trouverez sur le site des réponses à certaines de ces questions, mais la Franc-Maçonnerie ne peut réellement s’envisager qu’en la vivant, aussi nous vous recommandons suivant votre intérêt de frapper à la porte du Temple car, n’en doutez pas, un ami Franc-Maçon vous ouvrira pour commencer votre chemin.